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    June 30

    ROUTES...ET CHEMINS

     

     

    SOUS LES NUAGES...CONTINUER LE CHEMIN,
    JUSQU'AU BLEU DU CIEL

     Image hébérgée par hiboox.com

     

    Image hébérgée par hiboox.com

    June 27

    ROUTES... ET CHEMINS

      

     LE CHEMIN DE LA PEINE

     

    Il y a des routes... il y a des chemins et celui de la peine en fait parti . Un ami s'en est allé ... et il faut avancer malgré tout.

    Images qui reviennent : ensoleillement des étés, souvenirs de jeunesse. Mais il faut continuer d'aimer la vie, laissez moi encore quelques heures et nous repartirons sur les chemins, d'autres chemins. Merci pour vos messages, vous étiez là et c'est beaucoup. JF 

    Image hébérgée par hiboox.com

     Génie gardant le secret de la tombe            Sculpture de Charles René de St Marceaux
    Musée d'Orsay 
    Quand on perd un ami
    C'est peut-être qu'il dort
    Dans un autre univers
    De gel et de bois mort
    Dans un autre décor
    Simplement affaibli.
    Quand on perd un ami
    Son âme se décolle
    Comme un papier jauni
    Papyrus d'école
    C'est que l'on a grandi.
    Quand on perd un ami
    De la lumière subsiste
    Comme dans un tamis
    Après que le cambiste
    Ait déserté la salle.
    Quand on perd un ami
    Chacun a fait sa part
    Dans le jour indolore
    Et dans l'air inodore
    Repose sur le pourpre
    Entouré des siens
    Et pas même un chien
    Pour lécher sa paume,
    Son bras recourbé.
    Quand un ami s'en va
    Disparaît de son lit
    Par de nouveaux sherpas
    Pour de nouveaux pays
    Peut-être n'est ce pas
    Ce qu'on nous a dit
    Si là-bas il fait froid
    Comme il le fait ici
    Quand on perd un ami
    Qui le découvrira ?
    Fakir embaumé
    Transpercé de pointes
    Et lorsque le jour pointe
    Pas même un drap
    Pour cacher ses yeux
    Quand un ami s'en va ...

    MANSET 2004

    June 19

    ROUTES... ET CHEMINS

      

    TOUS LES CHEMINS MENENT A ROME .... OU A VENISE 

     

    VOIE D' EAU

    -  Venise va mourir -

     

             Aquarelle  perso JFB. Printemps 2004 

     

    CONCERTO POUR VENISE

    HERBERT PAGANI (1944-1988)

     

    Quand on marche sur les eaux, en sortant d’une église
    Pour si  peu qu’on soit barbu, on se prend pour Jésus
    On oublie qu ‘on se trouve à Venise
    Mon amour, c’est là que je t’ai vue sous un soleil humide
    Qui, jouant de l’aquarelle, t’a faite, encore plus belle
    Renversée dans ton reflet liquide.

     

    Cloches en pagaille, en corolle
    Et des paraboles de pigeons qui s’envolent
    Sur les seins gonflés des cathédrales
    Tourbillons de plume en auréole
    Sur les bulles des coupoles
    De façades en campaniles
    Qui s’abattent, en rafale, sur les dalles
    Sur nos  années  ...  et les gondoles.
     
    Viens , mon amour il faut se dépêcher
    Viens mon amour, le temps nous est compté
    Il faut s’aimer avant le grand naufrage
    Avant que Venise ne soit qu’un souvenir qui nage.
     
    Oui, c’est la fête à bord, c’est la poudre aux yeux
    Et ce masque d’or, cache aux amoureux
    Le visage obscène de la mort.
    J’ai vu des anges de pierres s’envoler,
    Tomber par terre, en morceaux,
    En poussière et disparaître au fond de l’eau,
    Des canaux encombrés de chats morts,  de poupées,
    De choux fleurs et  de bouteilles
    De ce qu’on a bouffé la veille ... rejeté
     
    Puis.... les palais courbés, les palais qui prient
    Qu’on leur sauve la vie pour quelques années.....
     
    Viens , mon amour il faut se dépêcher
    Viens mon amour, le temps nous est compté
    Il faut s’aimer avant le grand naufrage
    Avant que Venise ne soit qu’un souvenir qui nage...
     
    Et pourtant,
     
    Elle est encore si belle au piège de ses ondes
    Ce radeau de marbre blanc,
    Sans arbres et sans enfants
    Prophétise l’avenir du monde
     
    Tombent les têtes de pierre
    Frappent les marteaux sur les bronzes en colère
    Les chevaux se cabrent sur les toits
    Les façades volent en éclats
    Sur la mer qui passent à l’abordage, les touristes achèvent le ravage
    C’est déjà l’heure des coquillages
    C’est déjà la fin du monde
     
    Viens , mon amour il faut se dépêcher
    Viens mon amour, le temps nous est compté
    Il faut s’aimer avant le grand naufrage
    Avant que Venise ne soit qu’un souvenir qui nage...
     
    Avant   .............................. . 

     E  FINITA  LA  COMEDIA

      

    June 15

    ROUTES... ET CHEMINS

     

     LE CHEMIN DES MOTS

     Sur le chemin des mots, un prince vient de tirer sa révérence....
    Hommage à vous, Monsieur DEVOS

    UN ANGE PASSE

     

    On dit parfois que j'extravague...
    que je délire...
    Pourtant, il n'y a pas plus raisonnable que moi !
    Il n'y a pas d'esprit plus cartésien que le mien !
    Je ne fais que rapporter les faits tels que je les observe.
    Il est evident qu'il y a observer et observer !
    Cela dépend du sens que l'on donne au mot "observer".
    Exemple:
    Quand on demande aux gens d'observer le silence...
    au lieu de l'observer, comme on observe un eclipse de lune,
    ils l'écoutent...
    et tête baissée, encore !
    Ils ne risquent pas de le voir le silence.
    Ils le redoutent !
    Alors, dès que le silence se fait, les gens le meublent.
    Quelqu'un dit :
    - Tiens ? Un ange passe !
    alors que l'ange, il ne l'a pas vu passer !
    S'il avait le courage, comme moi, d'observer le silence en face, l'ange il le verrait !
    Parce que, mesdames et messieurs, lorsqu'un ange passe, je le vois !
    Je suis le seul, mais je le vois !
    Evidemment que je ne dis pas que je vois passer un ange,
    parce qu'aussitôt, dans la salle, il y a un
    doute qui plane !
    Je le vois planer, le doute !...
    Evidemment que je ne dis pas que je vois planer
    un doute parce qu'aussitot, les questions:
    - Comment ça plane un doute ?
    - Comme ça ! (geste de la main qui oscille)
    - Comment pouvez-vous identifiez un doute avec certitude ?
    A son ombre !
    L'ombre d'un doute, c'est bien connu... !
    Si le doute fait de l'ombre, c'est que le doute existe... !
    Il n'y a pas l'ombre d'un doute !
    Et l'on sait le nombre de doutes au nombre d'ombres !
    S'il y a cent ombres, il y a cent doutes.
    Je ne sais pas comment vous convaincre ? !
    Je vous donnerais bien ma parole, mais vous allez la mettre en doute !
    Le doute... je vais le voir planer...
    Je vais dire:
    - Je vois planer un doute.
    Aussitôt, le silence va se faire...
    Quelqu'un va dire :
    - Tiens, un ange passe !
    Et il faudra tout recommencer !
    A propos de l'ange, aussi, on m'en pose des questions insidieuses:
    - Dites-moi, votre ange là, de quel sexe est-il ?
    Alors là ... (geste de la main qui oscille)
    je suis obligé de laisser planer un doute,
    parce que je n'en sais rien !
    - D'où vient-il ?
    Il va vers sa chute !
    Parce que l'ange, attiré par la lumière des projecteurs s'y précipite...
    Ebloui, l'ange s'y brule les ailes et l'ange choit !
    Et un ange qui a chu est déchu !
    Mesdames et Messieurs... à la mémoire
    de tous les anges qui sont tombés dans cette salle,
    nous allons observer une minute de silence...
    (L'artiste voyant "passer" un ange, les gens rient)
    (L'artiste avec un geste de la main qui oscille)
    Il n'y a que les doutes qui planent.

    Raymond Devos

    Image hébérgée par hiboox.com

    June 13

    ROUTES... ET CHEMINS

     

    LONG  LONG CHEMIN

     

     

     

    Gérard MANSET  1972

    June 08

    ROUTES... ET CHEMINS

    Y'A UNE ROUTE

     

     
    Gérard MANSET 1975